14.10.2008
9e édition de la Semaine de la sécurité routière - du 13 au 20 octobre 2008
Trop jeunes pour mourir
Les nombreux progrès réalisés ces dernières années dans le domaine de la sécurité routière ne doivent pas masquer une réalité dramatique : les jeunes font encore partie des catégories d'usagers les plus exposées au risque routier.
Ainsi, en 2007, près d'un tiers des tués (29,11 %, soit 1 345 personnes) avait moins de 25 ans*. Les comportements, comme les risques encourus, varient cependant en fonction de l'âge. Ainsi, les enfants de moins de 14 ans représentent 18 % de la population et 3,5 % des tués (164 victimes en 2007)*.
Avec une progression de + 25,2 % en 2007 par rapport à 2006, c'est la catégorie d'usagers qui paye le plus lourd tribut à la route. Ils sont directement concernés par le risque piéton (1 accident sur 6) dont près de la moitié des accidents (44 %) se produisent sur le trajet domicile-école. Les 15-17 ans représentent 4 % de la population et 4,5 % des personnes tuées (200 décès en 2007)*.
Cette tranche d'âge, qui correspond à la phase d'apprentissage de l'autonomie, est directement concernée par les risques liés à l'usage du cyclomoteur (1 accident sur 2). Enfin, les 18-24 ans, période qui correspond à l'apprentissage de la conduite, à la recherche de nouvelles expériences et à la multiplication des soirées entre amis, représentent 9 % de la population mais 21 % des personnes tuées sur la route (981 décès en 2007)*.
Lutter contre la persistance des comportements à risque sur la route
Les jeunes nés depuis 1980 constituent pourtant la première génération véritablement sensibilisée aux dangers de la route. Nourris de messages de prévention, ils connaissent les risques et l'absolue nécessité de respecter les règles sur la route.
Cet effet générationnel n'est cependant pas suffisamment important pour empêcher les comportements à risque sur la route (alcool, vitesse, cannabis, fatigue, non-port du casque…) qui procurent un sentiment de toute puissance à certains d'entre eux. Plusieurs études récentes** mettent par ailleurs en évidence que ces conduites à risque sont très majoritairement le fait des garçons : le sur-risque masculin est ainsi une constante chez les enfants et les jeunes de 0 à 24 ans.
Qu'il s'agisse d'éducation ou de formation, par les parents, les enseignants, les formateurs ou les associations (permis piéton, ASSR, BSR, apprentissage anticipé de la conduite, mesures de lutte contre l'alcool au volant, Sam…), les mesures mises en oeuvre pour lutter contre la sur-accidentalité des jeunes sont nombreuses. L'objectif de cette 9e édition de la Semaine de la sécurité routière est de rappeler aux jeunes ces mesures et de les sensibiliser en appelant chacun à adopter un comportement responsable, parce que la prise de risque est intolérable, pour lui-même, comme pour ses amis et ses proches.
21:43 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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